La soeur de Grégory Lemar­chal se livre à cœur ouvert

Pour les 10 ans de la dispa­ri­tion de Grégory Lemar­chal, ses proches se sont expri­més …


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Pour les 10 ans de la dispa­ri­tion de Grégory Lemar­chal, ses proches se sont expri­més dans un repor­tage consa­cré au chan­teur. Sa petite soeur, Leslie, s’est confiée avec émotion sur leurs liens et sur la mala­die, qui l’a forcé­ment impac­tée.


Le 30 avril 2007, Grégory Lemar­chal s’étei­gnait. Dix ans plus tard, TF1 diffu­sait ce dimanche un repor­tage sur sa famille, très enga­gée dans la lutte contre la mala­die dont il était atteint, la muco­vis­ci­dose. « La mala­die, elle impacte tout le monde, à sa propre échelle », explique sa soeur, Leslie. Et elle en sait quelque chose : elle a connu la douleur de « voir celui qu’on aime malade et souf­frir », et a été confron­tée à « la souf­france qu’on peut avoir » quand on cherche, comme elle, « la place de l’enfant qui est en bonne santé. » Leslie, née cinq ans après son célèbre frère, n’a heureu­se­ment pas la muco­vis­ci­dose : « Je pense que mes parents m’ont conçue avec amour mais ils m’ont conçue aussi avec énor­mé­ment de peur, puisqu’il y avait un risque sur quatre pour que je sois malade », explique-t-elle sur TF1. En bonne santé, elle a toute­fois grandi au plus près de la mala­die de son frère.

Vivre une telle situa­tion a eu un effet sur la manière dont elle a construit sa person­na­lité : « J’ai le senti­ment qu’à partir du moment où je suis née, j’avais choisi ma place, confie Leslie. J’ai peut-être choisi la discré­tion, la fille pour qui tout va bien, qui travaille bien, qui est sage, qui cause pas de problème, qui aime ses parents, qui aime son frère, pour qui c’est l’essen­tiel de voir sa famille heureuse. » Durant son enfance, elle était « un peu effa­cée », « timide », en retrait par rapport à son frère. Mais elle ne l’a pas mal vécu : « Forcé­ment, c’est diffé­rent. Forcé­ment, je suscite moins d’inquié­tude, peut-être moins d’at­ten­tion. Mais je ne me suis pas du tout sentie [comme] l’en­fant moins aimé, moins câliné. Pas du tout », assure-t-elle.

Entre Leslie et Grégory Lemar­chal, « il n’y avait pas de conflit » : « Il m’ai­mait, il me proté­geait. Et moi, idem, explique-t-elle. La nuit, quand je l’en­ten­dais tous­ser, je rete­nais presque mon souffle avec lui. Quand il avait une quinte de toux le matin, j’écou­tais et je pense que jétais presque en apnée avec lui en ayant hâte que ça s’ar­rête, que ça sorte. » Une rela­tion fusion­nelle qui s’est tris­te­ment arrê­tée il y a 10 ans, la mala­die ayant fina­le­ment emporté son frère. Aujourd’­hui, quand Leslie voit « des belles rela­tions frère et soeur », elle ne « les jalouse pas » : « Au contraire, explique-t-elle, c’est plus dans les cas où je vois des tensions que je dis “Ne gâchez pas votre chance d’être ensemble, profi­tez.” »

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