GROSSE polémique ! France : Des chasseurs abattent un cerf dans le jardin d’une propriété privée.

Entre deux manifestations anti-chasse à courre, un cerf a été abattu dans une propriété privée, …


Entre deux manifestations anti-chasse à courre, un cerf a été abattu dans une propriété privée, samedi, à « Lacroix-Saint-Ouen ». Les chasseurs assurent avoir agi légalement, mais l’émoi est là chez les habitants.

Alors qu’une manifestation anti-chasse à courre venait de se dérouler à Compiègne et qu’une autre se prépare samedi prochain à Saint-Jean-aux-Bois, un cerf a été abattu par des veneurs dans un jardin de Lacroix-Saint-Ouen, samedi. L’animal, traqué par l’équipage de la Futaie des amis, y avait trouvé refuge.

La scène se passe sous les yeux des voisins, outrés. Les gendarmes installent un périmètre de sécurité pour laisser les chasseurs agir. Deux détonations se font entendre. Le cerf est abattu. Puis traîné dans le sous-bois.

« L’animal devenait dangereux »

Les propriétaires de la maison, absents, ont été joints par les militaires. Après explication de la situation, ils ont donné leur accord pour que la traque prenne fin. « C’est pour ça que je suis entré chez eux et que j’ai tiré, assure Alain Drach, le président de la Futaie des amis. L’animal était coincé dans une descente de garage, nous avons essayé de l’en sortir pendant cinquante minutes. Il devenait dangereux. Un animal aux aboies, ce qui était le cas, devient notre propriété. Nous sommes responsables en cas d’incident. »

« Un arrêté municipal interdit pourtant la chasse à courre sur le territoire de la commune, s’étonne le maire (LR) de Lacroix, Jean Desessart. Je suis choqué. » Un arrêté qui n’aurait pas lieu d’être car les veneurs n’étaient pas en acte de chasse. « C’est comme tué un cochon dans sa ferme », rétorque le maître d’équipage.

 

La manifestation de samedi prochain, à Saint-Jean-aux-Bois, à l’occasion de la messe de la Saint-Hubert, s’annonce tendue. Le collectif Abolissons la vénerie aujourd’hui ne veut aucun dérapage. « Nous dénonçons cette pratique archaïque. Et pour cela, nous devons être pacifiques pour nous faire entendre, soulignent ses membres. Nous ne voulons pas d’affrontement. Notre lutte contre la vénerie n’est pas une lubie d’extrémistes véganes mais l’expression démocratique de la population locale dont nous faisons partie. »


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