Le procureur général de l’affaire Grégory a reçu une nouvelle lettre de menaces

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Suite à la réception d’une nouvelle lettre de menaces destinée au procureur général de Dijon, une enquête préliminaire a été ouverte ce lundi 26 février.

Le nouveau corbeau de l’affaire Grégory a encore frappé. Après la réception d’une nouvelle lettre de menaces à l’encontre du procureur général de Dijon Jean-Jacques Bosc, une enquête préliminaire « des chefs de menaces de mort envers magistrat » a été ouverte ce lundi 26 février, a expliqué le parquet à l’AFP, confirmant une information de L’Express. L’enquête, confiée à la brigade de recherches de la gendarmerie de Dijon, vise à « tenter d’identifier le ou les auteurs ».

« Y’a un sac qui t’attend »
Ce nouveau courrier anonyme, envoyé au début du mois de janvier dans une enveloppe tamponnée par La Poste, a été adressé au nom de Jean-Jacques Bosc. Le contenu en dit long sur les intentions du corbeau : « Bât*rd, enc*lé. Pour le petit [Grégory], tu ne sauras jamais la vérité.Y’a un sac qui t’attend ». Ce n’est pas la première fois que le procureur général de Dijon est la cible de menaces de mort. En août dernier, deux mois après la relance de l’affaire Gregory, le magistrat avait reçu une première lettre similaire : « Tu c pas parler connard on paie à rien faire des gens comme toi tu prend la même direction que le pti juge Lambert (premier juge d’instruction de l’affaire Grégory qui s’est suicidé le 11 juillet dernier, ndlr). Ya un sac qui t’attend. Tu sauras jamais pour le petit. Justice est faite pour Lambert et les autres. Gendarmes et flicks à voir (sic) ».

De nouvelles investigations attendues
Selon L’Express, ce nouveau courrier, tout comme le précédent, a été écrit au normographe, sorte de règle dans laquelle les contours de lettres ont été évidés pour qu’on puisse en reproduire le tracé. Ces deux courriers ont été ajoutés au dossier de l’affaire Grégory. Pour l’instant, les investigations n’ont pas permis d’identifier le corbeau. Les analyses effectuées sur la première missive, reçue au mois d’août, avaient permis d’isoler un ADN masculin mais ne révélaient aucune correspondance génétique avec un des protagonistes déjà connus dans l’affaire Grégory. De nouvelles analyses ADN sur la deuxième lettre et des recherches auprès de La Poste vont être menées par les enquêteurs.

Depuis le début de l’affaire Grégory, vieille de 33 ans, les lettres de corbeau pullulent. Les parents du petit Grégory, notamment, avaient reçu plusieurs courriers d’insultes. De récentes expertises graphologiques ont permis d’attribuer leur rédaction à Jacqueline Jacob, la grand-tante de l’enfant, mise en examen pour « enlèvement et séquestration suivis de mort » en juin dernier.


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