Le « logeur de Daech » déféré et accablé par son amie

Il y a quelques heures, Jawad Bendaoud, le logeur de Saint-Denis, a été déféré devant …


Il y a quelques heures, Jawad Bendaoud, le logeur de Saint-Denis, a été déféré devant la justice avant d’être présenté à un juge. L’un de ses anciens voisins dresse le portrait d’un homme très vantard et peu crédible.

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Lors de l’opération qui a eu lieu à Saint-Denis le mercredi 20 novembre dernier, Jawad Bendaoud est intervenu à l’antenne de BFM TV pour s’exprimer et déclarer qu’il était le propriétaire de l’appartement où se trouvaient les terroristes. Il a toujours nié avoir eu des liens avec les activités des terroristes. Après avoir passé six jours en garde à vue, le logeur de Daesh a été déféré devant la justice.

Depuis, Bendaoud est devenu la risée d’Internet. Il a été déféré devant la justice, aurait-il avoué avoir eu connaissance des activités terroristes de ses invités ? Toujours est-il qu’une de ses amies, qui était aussi placée en garde à vue et qui vient de sortir blanchie, semble émettre des doutes concernant la sincérité de Jawad qui a toujours expliqué qu’il avait voulu « rendre service à un ami » en accueillant le groupe dans son appartement.

D’après elle, voici ce qu’aurait dit Jawad Bendaoud, le vendredi 13 novembre au soir :

Après l’attentat, la même soirée mais le matin, je devais dormir avec Jawad chez lui, mais chacun dans son lit, il était de bonne humeur, on devait regarder un film sur son ordinateur. Il m’a dit Mets-toi en pyjama, j’arrive avec le pc. Mais il est revenu énervé, sans son portable, et m’a dit Rhabille toi, on va dormir chez mon pote en haut. Il m’a dit : « Je suis dans la merde, c’est un pote, il m’a demandé de les héberger parce qu’ils revenaient de Belgique, qu’ils avaient besoin juste de se reposer, juste d’un peu d’eau et de quoi faire leur prière ».

Des propos qui ne collent pas avec sa déclaration, selon laquelle il ne savait absolument rien de ses invités.

Garde à vue et interrogatoires dans un lieu tenu secret
« Lui a dit qu’ils étaient deux, maintenant j’apprends qu’en fait ils étaient cinq, peut-être même huit. La police m’a dit qu’en fait ils étaient sûrement restés là, cachés à Saint-Denis depuis le Stade de France », raconte encore Hayet qui dit ne pas avoir encore réussi à se remettre de sa garde à vue.

« C’était horrible, ça pouvait durer des heures, l’interrogatoire ». La jeune femme explique également avoir eu les yeux bandés, pour ne pas voir où elle était entendue, qu’il n’y avait pas de lumière du jour et qu’elle était sûrement plusieurs étages sous terre durant sa garde à vue. Selon elle, les interrogatoires allaient jusqu’à cinq fois deux ou trois heures par jour et les suspects sont réveillés à minuit pour être à nouveau interrogés.

Des contacts avec Hasna Aïtbelhacen
En surveillant Hasna Aïtbelhacen, les enquêteurs l’avaient vu parler la veille de l’assaut avec un homme qui semble être Jawad Bendaoud, sans doute pour négocier la mise à disposition de l’appartement.

Peu de temps après, Hasna Aïtbelhacen avait récupéré Abaaoud et un autre homme dans une zone d’entrepôts en bordure d’autoroute à Aubervilliers (périphérie nord de Paris), où les deux hommes se cachaient avant de les ramener dans cet appartement d’un petit immeuble du centre de Saint-Denis.

 
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