Vers une suspension de Touche Pas à Mon Poste?



Le marathon télévisuel de Cyril Hanouna sur C8, durant lequel un des chroniqueurs avait embrassé par surprise la poitrine d’une comédienne, devrait faire l’objet d’une mesure du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), a déclaré mardi son président Olivier Schrameck sur Europe 1.

« Il est clair qu’une mesure sera prise », a dit Olivier Schrameck en référence à la séquence du 13 octobre, qui devrait être examinée mercredi par le CSA, où l’on voit ce chroniqueur, à savoir Jean-Michel Maire, embrasser contre son gré une comédienne invitée sur le plateau de l’émission de C8.

La ministre des Droits des femmes, Laurence Rossignol, des associations féministes et de nombreux téléspectateurs avaient saisi le CSA à propos de cette séquence.

« Je fais la part de l’humour, du pastiche », a précisé M. Schrameck. « Mais lorsqu’il y a des anomalies, des débordements, qui transforment la distraction en avilissement, il est légitime d’intervenir », a-t-il ajouté.

C8 a déjà été avertie à plusieurs reprises par le CSA « après des débordements » dans des émissions de Cyril Hanouna, comme la claque du rappeur JoeyStarr à l’un des chroniqueurs.

À la question : « Avez-vous l’impression que l’animateur vous cherche un petit peu ? », le président du CSA a répondu : « le Conseil décidera demain. Mais la question est clairement pos ée ».

La chaîne risque dans un premier temps une mise en demeure, puis une sanction si elle récidive.

« Trois affaires sont actuellement à l’examen du CSA. Compte tenu des avertissements qui ont été infligés précédemment, il y a effectivement un risque de sanction », a souligné Olivier Schrameck, confirmant que les sanctions pouvaient aller jusqu’à des amendes ou une suspension de l’émission.

« Dans la convention qui a été signée par la chaîne (pour être diffusée sur la TNT, ndlr), il y a des règles relatives au respect des droits des femmes », a rappelé Olivier Schrameck.

Le CSA a enregistré 32.000 signalements de téléspectateurs en 2016, un chiffre en forte hausse par rapport à l’année 2015 et ses 8.500 signalements, selon le président du CSA.

« Nous avons fait l’effort d’aller au-devant des téléspectateurs en utilisant les réseaux sociaux pour diffuser notre signalement », a commenté Olivier Schrameck. « Il y a une attention plus nette, plus confiante à l’action du CSA. Les téléspectateurs ont besoin d’une autorité de référence », a-t-il estimé.

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