Murielle Bolle : les révélations choc posthumes d'une infirmière de la famille

C'est le témoignage du "cousin" de Murielle Bolle, révélant qu'elle avait été victime de pressions et violences de la part de sa famille, qui avait rouvert l'Affaire Grégory, des années après les faits. Les confidences posthumes (mais ressorties dernièrement) d'une infirmière viendraient confirmer cette version des faits...

Un nouveau témoin-clé fait son apparition dans l'Affaire Grégory. Le 16 octobre 1984, le corps de Grégory Villemin, 4 ans, est repêché dans la Vologne (Vosges). Sa cousine, Murielle Bolle, a d'abord émis un témoignage accusant son beau-frère, Bernard Laroche. Le lendemain, le juge Lambert lâche son nom à la presse. L'adolescente se rétracte et prétexte avoir eu peur des gendarmes qui l’auraient menacée de l’enfermer en maison de correction.

Une toute autre version des faits voit le jour avec les révélations chocs de Patrick F., cousin de Murielle Bolle. Il affirme que sa cousine a été victime de violences et de pressions de la part de sa famille, pour qu'elle revienne sur son témoignage. Une version que l'intéressée n'a jamais confirmée. Une infirmière, Jacqueline G., qui intervenait au domicile de la famille Bolle a livré deux informations au père de Grégory lors d’une conversation téléphonique qu’il a enregistrée en 2007 et que les gendarmes ont retranscrite en 2016.

Selon ce document, elle confie avoir assisté à la "rouste " prise par Murielle Bolle de la part de sa famille, en particulier de "sa mère et de sa soeur". "Je suis un peu intervenue parce que c’est vrai qu’ils y allaient avec un peu tout ce qui leur tombait sous la main.", explique l'infirmière.

Autre révélation posthume de Jacqueline G. : elle aurait recueilli des aveux de Murielle Bolle sur la tombe de sa mère. Au début 1988, sur la tombe de sa mère, l'infirmière aurait essayé de la questionner sur la mort de Grégory : "Et je dis, 'heu, t’as pas pris le car ce soir-là Murielle, hein ?' Alors elle s’est mise à pleurer. Elle me dit : 'non ! Mais Bernard, Bernard, Bernard !' Ben, je dis : 'oui ! Mais pourquoi tu t’es rétractée ?' Ce à quoi elle aurait répondu : "j’ai reçu des roustes." L'infirmière aurait tenté de lui faire avouer les faits : "Je lui dis : 'oui, j’ai vu, mais bon, c’est trop grave !' " Une technique peu concluante, qui aurait braqué l'adolescente : "De toute manière, je ne peux plus dire, c’est fini."

À l'époque, le juge Simon a interrogé à quatre reprises Jacqueline G., sans jamais que la scène du cimetière ne soit évoquée. Décédée en 2014, l'infirmière qui pourrait bien être la clé de cette affaire ne peut plus revenir sur ses propos...

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