ASHLEY GRAHAM mannequin XL engagée : "Je fais du 46, j'aime mon corps !"

De la campagne Levi's Curve ID à la Une du dernier numéro de Sports Illustrated, les formes généreuses du mannequin américain, Ashley Graham, rencontrent le succès. Portrait d’une égérie et militante aux dimensions hors normes.

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Ashley Graham est pulpeuse, c’est indéniable. Sa beauté incendiaire l’est tout autant: yeux en amande, teint mat, bouche charnue, formes plantureuses. Un physique de femme fatale – accompagné d’un mental en acier – qui lui a permis de faire plier les critères formatés de l’industrie de la mode. En effet, la jeune femme de 28 ans est le premier mannequin grande taille à décrocher la couverture du supplément du célèbre magazine Sports Illustrated. Retour sur le parcours de cette modèle atypique qui crée l’évènement.

REPÉRÉE DANS UN SUPERMARCHÉ DÈS 12 ANS

1m77 mais une taille 44, Ashley Graham ne correspond pas au « profil règlementaire » du mannequin lambda. Et pourtant celle-ci est repérée très jeune, dès l’âge de 12 ans, dans un supermarché - situé dans le Nebraska - par l’agence Wilhelmina qui décerne tout de suite l’immense potentiel de l’adolescente. Soutenue par sa famille, à 13 ans elle ose intégrer cette agence avant d’être recrutée deux ans plus tard par la célèbre agence Ford chez qui elle restera dix ans.

Depuis, cette jolie américaine a enchainé la couverture de magazines prestigieux comme Vogue UK, Elle Québec ou bien encore Glamour. Aussi, elle est sacrée égérie de la marque de lingerie grande taille Lane Bryant puis égérie de la marque jeans Levi’s Curve ID. Enfin, le 2 mars 2016, elle défilera pour la marque de prêt-à-porter suédoise H&M - qui souhaite mieux représenter la diversité des femmes - lors de la fashion week de Paris. La jeune top devient alors aussi prisée que médiatisée, rassemblant plus d’un million d’admirateurs sur son compte Instagram.

UNE « BODY ACTIVIST » QUI ASSUME SES FORMES

Fière de ses mensurations et révoltée par les discriminations que subissent les femmes rondes, Ashley Graham multiplie les actions afin de défendre et de promouvoir les formes généreuses dans le monde de la mode et de manière plus large, dans la société actuelle.

Une association, ALDA, pour la diversité physique

Avec quatre amies modèles, Inga Eiriksdottir, Marquita Pring, Julie Henderson et Danielle Redmann – toutes dites « plus size » – Ashley Graham crée l’association ALDA, en 2014, afin de promouvoir la diversité physique dans le monde de la mode. « ALDA c’est l’estime de son corps, l’amour de celui-ci» déclare-t-elle au magazine The Edit publié en ligne sur le site Net-à-porter avant d’ajouter « On m’a qualifiée de modèle grande taille pendant quinze ans. Je n’en ai pas honte, je m’en fiche, s’ils veulent m’appeler ainsi, c’est très bien. Mais au final, je sais qui je suis. Je suis un mannequin » affirme-t-elle fièrement. Cette association a remporté une première victoire: L’agence IMG Models a inscrit les modèles aux formes généreuses à tous les castings de la fashion week de New york dont elles étaient privées auparavant.

Un hashtag militant, #IamSizeSexy

Aussi, l’année suivante, en 2015, pour encourager les femmes pulpeuses à accepter et revendiquer leur rondeur, la mannequin a notamment profité de sa notoriété pour lancer le hashtag #IamSizeSexy – je fais une taille sexy – Une réussite puisque ce dernier est repris plus de 33 000 fois sur le réseau social.

Une conférence TED

En mai 2015, durant une conférence TED la jeune femme argumente pour une révolution des canons de beauté dans l’industrie de la mode et de la beauté avec humour. La vidéo de la conférence est visionnée plus de 600 000 fois.

Une ligne de lingerie grande taille

«On commence à voir des femmes plantureuses en couverture des magazines et dans la publicité mais il serait bien que des marques classiques lancent plus de collections grandes tailles » livre-t-elle à Metronews. C’est pourquoi, la jeune américaine lance, en décembre 2015, une ligne de lingerie grande taille – en collaboration avec la marque Canadienne Addition Elle - aussi « séduisante » que « confortable » tout en promettant « un maintien parfait ».

INSULTES ET DISCRIMINATIONS

Une énergie et une volonté qui se heurtent encore à l’intolérance de certains. Populaire, la top essuie également beaucoup d’insultes: « On me traite fréquemment de vache sur Instagram » confie-t-elle à Métro Québec. Et de répondre aux mauvaises langues: « Dans ma famille on a tous des formes et personne ne m'a jamais incitée à perdre du poids […] Le bonheur, dans la vie, ne dépend pas de cela, il est inutile de se laisser envahir par le doute à cause de son poids ».

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