Quand les hôtesses d'Air France sont obligées de porter le voile en Iran : Elles refusent ! ET PAS QUE

MALAISE - Alors que la ligne Paris-Téhéran va rouvrir après 8 ans de fermeture, les hôtesses d'Air France sont en conflit avec la direction. Elles refusent de se plier à l'obligation du port du voile effective en Iran.

air france

Les hôtesses de l'air d'Air France sont en colère. Huit ans après avoir interrompu ses vols pour l'Iran, la compagnie aérienne française va de nouveau desservir le pays, à la faveur du réchauffement des relations diplomatiques entre Téhéran et l'Occident. Oui mais voilà, certaines lois iraniennes ne passent pas du tout auprès du personnel navigant féminin d'Air France comme le révèle France TV Info.

Obligées de se voiler

Les hôtesses d'Air France l'ont fait savoir à leur direction : hors de question pour elle de porter le voile. "En théorie, le personnel féminin peut choisir entre un uniforme avec une jupe, et un autre avec un pantalon" explique la direction d'Air France avant de révéler que l'Iran a transmis des consignes vestimentaires plus drastiques.

"Dans le cadre de la réouverture de la ligne Paris-Téhéran, nous avons reçu un mémento interne expliquant que les femmes seraient obligées de porter un pantalon, une veste longue, et de se voiler les cheveux dès la sortie de l'avion", explique Françoise Redolfi, secrétaire adjointe de l'Unsa PNC.

Le "nolontariat"

Soucieuse de se sortir de ce conflit, la direction d'Air France a décidé de jouer la carte du dialogue avec son personnel féminin afin de trouver "un compromis". Une position insuffisante pour les syndicats qui lui reprochent de "camper sur ses positions" en avançant que le "respect des coutumes des pays que nous desservons fait partie des valeurs de l'entreprise".

Pour contourner ces principes, les syndicats du personnel ont avancé l'idée d'un "nolontariat". En clair : autoriser les hôtesses qui refusent de porter le voile à ne pas voyager vers l'Iran, sans retenue de salaire ni inscription au dossier de l'employée du refus. La direction analyse actuellement cette proposition.

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