Persuadé de parler à Kendji Girac, un homme dépense 480€ en appels surtaxés

Contacté par un faux profil de Kendji Girac sur Face­book, un homme de 56 ans s’est laissé convaincre de gagner un prix en passant 110 appels à un numéro surtaxé.

kendji
Jean-Michel, qui vit dans le Loiret, pensait avoir touché son rêve du doigt. À 56 ans, cet homme en arrêt mala­die en raison d’une dépres­sion a cru qu’il était entré en rela­tion sur Face­book avec son idole : Kendji Girac. « J’avais envoyé une demande d’ami sur deux comptes ouverts au nom de Kendji Girac, a-t-il expliqué au Pari­sien. C’est fina­le­ment un troi­sième compte, inti­tulé Kendji Girac compé­ti­tion et compor­tant les mêmes photos qui m’a recon­tacté quelques jours plus tard par messa­ge­rie instan­ta­née. »

Cet inter­lo­cu­teur a proposé à Jean-Michel de jouer pour gagner un smart­phone en appe­lant un numéro surtaxé. Prétex­tant des problèmes tech­niques répé­tés, la personne qui commu­niquait avec Jean-Michel lui a demandé de réité­rer ses appels : « Il me disait : “Tu es à 90% du jeu, 95%, etc.” » Alors Jean-Michel a recom­men­cé… et il a composé ce numéro 110 fois en trois jours, en plus des 28 SMS qu’il a envoyés. « Quand je m’inquié­tais du prix de l’ap­pel, le prétendu Kendji disait que c’était gratuit pour moi, a expliqué Jean-Michel. Il savait comment s’y prendre, et moi j’avais peur de le déce­voir… Je lui ai posé des ques­tions person­nelles pour être sûr que c’était bien lui, mais il a dû trou­ver les réponses sur Inter­net. »

C’est fina­le­ment l’opé­ra­teur de Jean-Michel qui a un mis coup d’ar­rêt à cette histoire. Voyant les dépenses pour ce numéro surtaxé s’éle­ver à 480€ et crai­gnant un impayé, la compa­gnie télé­pho­nique a bloqué la ligne. Déjà en diffi­culté finan­cière – ce sont ses amis qui lui four­nissent de la nour­ri­ture et qui ont pris en charge ses vacances – la victime de l’ar­naque n’a pas osé évoquer cette histoire avec sa famille. Consi­dé­rant qu’il n’y avait pas assez d’élé­ments pour carac­té­ri­ser une infrac­tion d’es­croque­rie, les gendarmes n’ont pas pris sa plainte. Et Jean-Michel est terri­ble­ment amer : « Ça me fait mal au cœur, a-t-il déploré. C’était mon rêve d’avoir Kendji en ami, j’étais vulné­rable et je me suis laissé avoir. » Mais il a retenu la leçon et a appris de ses erreurs : « J’ai été contacté par au moins trois faux comptes de Chris­tophe Beau­grand. Mais cette fois, je les ai tous envoyés paître. » On ne l’y repren­dra plus !

Commentez sur Facebook

Ailleurs sur le Web ...

Suivez-nous !

×