Corneille a été abusé sexuel­le­ment par sa tante lorsqu’il avait six ans et demi

À 39 ans, Corneille sort son auto­bio­gra­phie. L’in­ter­prète de Parce qu’on vient de loin a retracé toutes les horreurs de son enfance, du géno­cide rwan­dais au viol commis par l’une de ses tantes.

corneille
La nuit a été très longue pour Corneille, comme on le découvre dans Là où le soleil dispa­raît, son auto­bio­gra­phie parue chez XO Editions, qu’il a mis « cinq ans » à écrire « dont deux pour la seule partie sur le géno­cide ». « Plus j’ap­pro­chais de ce passage, plus je ralen­tis­sais. D’un côté, j’avais un besoin impé­ra­tif de me libé­rer ; de l’autre, il fallait que je me confronte à la réalité terri­fiante de ce que j’avais vécu », a-t-il expliqué à Paris Match. Le 15 avril 1994, aux alen­tours de deux heures du matin, son père Emile, sa mère Pasca­sie, ses deux frères Chris­tian et Florian et sa petite sœur Delphine tombe­ront tous sous les balles des assaillants. Lui en réchap­pera, comme par miracle, en se « jetant derrière le divan ». Il avait 17 ans.

Mais sa candeur avait déjà disparu une dizaine d’an­nées aupa­ra­vant. « J’avais six ans et demi quand ma tante a abusé de moi, empor­tant mon inno­cence d’en­fant avec elle », a-t-il confié. Une révé­la­tion qu’il avait déjà faite en 2009, à l’oc­ca­sion de la sortie de son album Sans titre où la chan­son Voleuse de lende­main reve­nait sur cette sombre période de sa vie. Elle débu­tait ainsi : « Une berceuse aux notes fatales, un chan­tage subli­mi­nal, un baiser de trop au faux air fami­lial. Une caresse, rien de méchant, d’une adulte à un enfant. Aucun danger, paraît qu’on est du même sang. »

Comme il l’ex­plique à l’heb­do­ma­daire, ce viol « a eu forcé­ment des réper­cus­sions sur [sa] sexua­lité et [son] rapport aux femmes » : « Jusqu’à ce que je rencontre mon épouse, Sofia, je n’avais pas mesuré l’éten­due des dégâts du viol dont j’ai été la victime. » Elle l’a aidé à prendre conscience du trau­ma­tisme qu’il a subi et l’a poussé à consulté : il a rencon­tré plusieurs psys avant de trou­ver le bon au bout de la troi­sième tenta­tive. Sans Sofia, dit Corneille aujourd’­hui, « j’au­rais conti­nué à vivre à 50% de moi-même ». Aujourd’­hui, il profite à 100% des siens, lui qui est papa d’un petit garçon Merik, et d’une petite fille Mila, née en décembre dernier.

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