Attentat de Nice: Hanane est sous le choc, « Ma mère est morte, on m'a dit, 'Tant mieux, ça fait une de moins' »

Hanane, une fille d'une des victimes de l'attentat de Nice s'est confiée sur une agression raciste qu'elle a subie sur la Promenade des Anglais.

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La ville de Nice a été marquée par un terrible attentat le 14 juillet dernier, jour de fête nationale. Peu avant 23 heures, alors que des milliers de passants se trouvaient sur la Promenade des Anglais pour voir le feu d’artifice, Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, un Franco-Tunisien a volontairement fauché des centaines de passants au volant d’un camion qu’il avait loué quelques jours auparavant. Un lourd bilan : 84 morts et plus de 200 blessés. Parmi les victimes, 10 enfants et adolescents. S’en sont suivis hommages et recueillements à Nice, partout en France mais aussi dans le monde entier. Sauf que les Niçois, sous le choc après cet attentat, ont, pour certains, montré leur colère contre la population musulmane.

Agressions racistes après l’attentat de Nice

Après l’attentat de Nice, certains habitants ont montré une véritable colère contre la communauté musulmane de la ville. Faisant parfois l’amalgame entre l’origine et la religion des terroristes, des propos racistes ont dernièrement été entendus sur la Promenade des Anglais. C’est ce qu’a d’ailleurs déclaré Hanane, la fille de la première victime identifiée de la tuerie.

« Ma mère est morte, on m’a dit, ‘Tant mieux, ça fait une de moins’ »

Interrogée ce vendredi par RMC, Hanane, la fille de Fatima Charrihi, première victime identifiée de l’attentat de Nice, s’est confiée sur les propos qu’elle a dû subir sur la Promenade des Anglais. Lundi dernier, alors qu’elle rendait hommage à sa mère, a déclaré avoir été victime d’agressions raciales à deux reprises.

« En l’espace de dix minutes, on s’est fait agresser deux fois. La première fois, une personne a dit : ‘On ne veut plus de ça chez nous, on ne veut plus de vous chez nous’. Ensuite, en retournant vers la voiture, un homme s’adresse à nous en disant : ‘C’est bien, vous vous déplacez en troupeau’. On lui a répondu que notre mère était décédée dans l’attentat. Il a répliqué : ‘Tant mieux, ça fait une de moins’. J’étais tellement choquée et énervée que je ne lui ai pas répondu », a-t-elle alors confié.

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